Machines distributrices - 2e partie : Quel rôle leur donner?


Tout le temps que j'étais étudiante, j'ai toujours amené mon lunch à l'école. Et encore aujourd'hui, quand je me déplace à l'extérieur, ou même quand je vais magasiner, je traîne toujours ma bouteille d'eau et un fruit dans ma sacoche. Vous direz peut-être que je fais partie de la minorité et vous avez probablement raison. Mais là où je veux en venir, c'est que si je m'achète quelque chose dans une machine distributrice, ce n'est pas pour combler la faim qui me tenaille, mais bien pour "me payer la traite". Les barres de chocolat et les sacs de chips étant pratiquement inexistants chez moi, je perçois davantage les machines comme des distributeurs de gâteries qu'on se permet une fois de temps en temps pour se faire plaisir.


Il n’y a rien de mal dans tout ça, bien sûr. Mais le problème, c’est qu’aujourd’hui, plusieurs personnes se constituent un repas à même les machines.  Et disons qu’un dîner aux Ruffles, avec un Monster et au Joe Louis, suivi d’une pause KitKat en fin d’après-midi, ce n’est pas que j’appelle un repas équilibré. Je pense qu’on a là un problème d’éducation à la nutrition, c’est-à-dire que les machines doivent être perçues comme des dépanneurs en cas d'urgence, et non comme des cafétérias où il fait bon manger du lundi au vendredi. On doit également comprendre que ce qui s'y trouve, ce sont des aliments d'exception, et non ce qui constitue une alimentation saine. Notons toutefois que l'industrie est très ratoureuse et sait donner des allures santé à des produits qui ne le sont pas nécessairement. Je pense entres autres aux boissons énergisantes, aux eaux vitaminées sucrées, mais aussi aux muffins et aux galettes d'avoine, qui derrière leur apparence inoffensive, cachent souvent un lot important de matière grasse et de calories.

Par ailleurs, je suis au fait que dans plusieurs institutions, comme les universités, les distributrices sont souvent la seule option alimentaire disponible le soir, quand les cafétérias sont fermées. Alors que faire de ces machines et quel rôle leur donner? Produits santé ou produits d'exception? Peut-être un heureux mélange des deux? Mais encore, comment parvenir à maintenir une marge de profits acceptable? 

*Pour connaître mes pistes de solutions, je vous invite à lire mon prochain et dernier article de cette trilogie, DEMAIN, sur ce blogue!


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Machines distributrices - 1ère partie : La problématique!
Machines distributrices - 3e partie : Pistes de solutions